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Lancement officiel du nouveau chapitre de l'Estrie du RGCQ à Orford

Une conférence consacrée aux nouvelles obligations des syndicats de copropriété a réuni copropriétaires, gestionnaires et professionnels de la région.

Nouvelles

Quelques mois après sa création, le chapitre Estrie du RGCQ a procédé à son lancement officiel le 19 juin dernier à Orford. Réunissant copropriétaires, gestionnaires et professionnels du milieu, l'événement a permis d'aborder les nouvelles obligations des syndicats de copropriété dans un contexte marqué par l'entrée en vigueur des dispositions réglementaires découlant de la Loi 16.

Ce lancement officiel marque une étape importante pour le développement du RGCQ en Estrie. En plus d'offrir aux copropriétaires et aux gestionnaires de la région un nouvel espace de réseautage et de partage d'expertise, le chapitre contribuera à favoriser la diffusion de l'information et des bonnes pratiques dans un secteur en pleine transformation.

Un lancement sous le signe de la collaboration régionale

La journée s'est ouverte avec les mots de bienvenue de Me Yves Joli-Cœur, président provincial du RGCQ, et de Me Alexandre Dumas, président du nouveau chapitre Estrie du RGCQ. Tous deux ont souligné l'importance de renforcer la présence du regroupement dans les régions et de créer des occasions d'échange adaptées aux réalités des copropriétés estriennes.

La création de ce nouveau chapitre témoigne de la volonté du RGCQ de demeurer proche de ses membres et de répondre aux enjeux spécifiques auxquels font face les administrateurs, les copropriétaires et les gestionnaires de la région.

Des experts réunis autour des enjeux de la Loi 16

Pour cette conférence, le chapitre Estrie avait réuni plusieurs intervenants reconnus du milieu de la copropriété afin d'offrir aux participants une perspective à la fois juridique, opérationnelle et pratique des changements en cours.

Les présentations ont notamment été assurées par Me Michel Paradis, vice-président du RGCQ provincial et président du chapitre de Québec, ainsi que par Julien Gobeil Simard, président et cofondateur de Hoodi.ai. Ensemble, ils ont présenté les principaux changements introduits par la Loi 16 et leurs impacts sur la gestion quotidienne des syndicats de copropriété.

La conférence a également donné la parole à Hugues Ouellette, directeur de la gestion financière et technique chez Proximmo, et à Francine Poirier, courtier immobilier chez RE/MAX, qui ont partagé leurs observations de terrain concernant les répercussions concrètes des nouvelles obligations sur les transactions immobilières, la gestion des immeubles et la valeur des copropriétés.

 

De gauche à droite : Yves Nadon, directeur général ; Me Michel Paradis, vice-président ; Francine Poirier, administratrice RGCQ Estrie ; Alexandre Dumas, Président RGCQ Estrie ; Me Yves Joli-Coeur, Président du RGCQ ; Stéphanie Caron, administratrice RGCQ Estrie ; Hugues Ouellette, administrateur RGCQ Estrie ; Hélène Vallerand, administratrice RGCQ Estrie ; Guillaume Leblond, administrateur RGCQ provincial ; Simon Vanasse, administrateur RGCQ Montréal ; Julien Gobeil Simard, administrateur RGCQ Québec.

 

 

 

Des outils désormais incontournables

Au cœur des discussions se trouvaient trois éléments désormais essentiels à la gouvernance des copropriétés québécoises : le carnet d'entretien, l'étude du fonds de prévoyance et l'attestation du syndicat de l'état de la copropriété (ASEC).

Les conférenciers ont rappelé que ces nouvelles obligations ne doivent pas être perçues comme de simples formalités administratives, mais comme des outils permettant d'assurer une meilleure planification de l'entretien des immeubles, une capitalisation adéquate des fonds de prévoyance et une plus grande transparence lors des transactions immobilières.

Les échanges ont notamment porté sur les échéances à respecter, les responsabilités des administrateurs, l'importance de conserver une documentation complète ainsi que les conséquences d'une planification déficiente sur la santé financière des syndicats.

Un message est revenu à plusieurs reprises tout au long de la journée : les syndicats ont intérêt à entreprendre dès maintenant les démarches nécessaires plutôt que d'attendre l'échéance de 2028. Les intervenants ont souligné que la demande pour les professionnels appelés à réaliser les carnets d'entretien et les études du fonds de prévoyance continuera de croître au cours des prochaines années, ce qui pourrait entraîner des délais plus importants et des coûts plus élevés pour les syndicats qui tardent à agir.

Des préoccupations partagées par les syndicats de toutes tailles

Les discussions ont également démontré que les défis associés à la mise en œuvre de la Loi 16 ne concernent pas uniquement les grandes copropriétés.

Qu'il s'agisse de petites ou de grandes copropriétés, plusieurs préoccupations reviennent régulièrement : la qualité des registres existants, la difficulté de retracer l'historique des travaux réalisés, le financement des réparations majeures à venir ainsi que la préparation des nouvelles attestations exigées lors des transactions immobilières.

Les intervenants ont insisté sur le fait qu'une copropriété bien documentée et bien planifiée bénéficie non seulement d'une meilleure gestion à long terme, mais également d'un avantage lors de la vente des unités. À l'inverse, des lacunes dans la documentation ou un sous-financement chronique peuvent désormais avoir un impact direct sur la valeur marchande d'une copropriété et sur le déroulement des transactions.

Un espace d'échange apprécié des participants

Au-delà du contenu des présentations, l'événement a également constitué un important lieu de rencontre pour les copropriétaires et les gestionnaires de la région.

Les participants ont pu poser leurs questions aux experts présents sur place, échanger sur leurs réalités respectives et partager leurs expériences avec d'autres acteurs du milieu. Ces discussions ont permis de mettre en lumière les préoccupations communes du secteur, mais également l'intérêt grandissant pour les nouveaux outils de gestion rendus obligatoires par la Loi 16.

Cette dimension d'échange et de collaboration représente d'ailleurs l'une des principales raisons d'être du nouveau chapitre Estrie, qui entend poursuivre l'organisation d'activités permettant aux membres de se rencontrer, de s'informer et de développer leur réseau professionnel.

Une première étape prometteuse

Le lancement officiel du chapitre Estrie démontre l'intérêt du milieu pour une présence régionale accrue du RGCQ. Dans un contexte où les syndicats de copropriété doivent composer avec l'une des plus importantes réformes du secteur depuis plusieurs décennies, les échanges tenus à Orford ont rappelé l'importance de pouvoir compter sur un réseau régional fort et sur des occasions de formation adaptées aux réalités du terrain.

Cette première activité officielle donne ainsi le ton aux initiatives que le chapitre Estrie souhaite mettre en place au cours des prochaines années afin d'accompagner les copropriétaires, les administrateurs et les gestionnaires dans les nombreux défis qui les attendent.

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