Résultats des sondages sur l'assurance condo

La copropriété québécoise vit des heures difficiles. Plusieurs syndicats de copropriétaires doivent faire face à des augmentations de primes d'assurance substantielles, sans compter des franchises dont la hausse atteint (dans plusieurs cas) des montants exorbitants. Il faut savoir que la méfiance des assureurs à l'égard de cette formule d'habitation ne cesse de croître, au point que plusieurs imposent des conditions avant de consentir un produit d'assurance, alors que certains se retirent tout bonnement de ce marché.

Pour toutes ces raisons, le Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec (RGCQ), en collaboration avec le cabinet des services financiers Dale Parizeau Morris Mackenzie inc., ainsi que le cabinet d'avocats et de notaires de Grandpré Joli-Coeur, ont mené une enquête sur la copropriété au moyen d'un sondage. Initiative à la fois novatrice et inédite, ce questionnaire s'intéresse à plusieurs aspects touchant les affaires courantes d'une copropriété, dont celles concernant l'assurance. Il vise à mieux comprendre la réalité des copropriétés à ce chapitre. Cela permettra ensuite d'interpeller le Bureau d'assurance du Canada (BAC) ainsi que la Chambre de l'assurance de dommages (ChAD) afin de trouver des pistes de solutions pour circonscrire la problématique de l'assurance en copropriété.

Les résultats de ce sondage, auquel ont répondu plus de 700 syndicats de copropriétaires, étonnent à certains égards. À tous le moins, ils révèlent que tous les acteurs impliqués en assurance pour copropriétés doivent se remettre en question. Autrement, le tout pourrait dégénérer en véritable crise de l'assurance dont la copropriété québécoise ferait les frais.

Ce sondage nous apprend, entre autres, que près de la moitié des courtiers et des agents en assurance de dommages n'ont jamais consulté la déclaration de copropriété d'un immeuble, avant d'offrir un produit d'assurance aux syndicats qu'ils desservent; que 55% des syndicats de copropriétaires qui y ont répondu ont dit avoir changé d'assureur au cours des cinq dernières années, à cause d'une augmentation substantielle des primes à payer, et que 13% d'entre eux ont dû faire face au refus d'un assureur de renouveler leur couverture.

François G. Cellier, rédacteur du magazine Condoliaison

Pour consulter les résultats cliquez ici.

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https://www.youtube.com/watch?v=jZYGcmUfge0